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    non à la politique du pilori

    manifestation prévue à Orléans Place d'Arc, 15h

    afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle


    Rock sans papiers

    Concert de soutien aux travailleurs et familles sans papiers

    à Paris Bercy le 18 septembre 2010

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  • « Nos enfants mangeront du bio » : les écologistes proposent deux événements pour la rentrée 2010

    1 septembre 2010

    Rentrée scolaire 2010 : double événement autour de l’introduction du bio dans les cantines scolaires… Europe Écologie et les Verts Loiret organisent en cette période de rentrée deux projections de documentaires suivies de débats, organisés au cinéma des Carmes,

    - Vendredi 17 septembre 2010, 20h

    Servir du bio à la cantine, c’est possible !


    Bio-Utopie

    Projection du documentaire « La bio-utopie » de Nathalie Maufras et David Sorin

    La conférence-débat qui suivra sera introduite par Vincent POIZAT, animateur du blog macantinebio, pour faire un tour d’horizon des expériences menées en France, et se poursuivra avec les témoignages de Jacques BOUTAULT (Maire du 2e arrondissement de Paris), Elisabeth BELAUBRE (Adjointe au Maire de Toulouse en charge de la restauration scolaire, de l’environnement et de la santé), Marion LEPRESLE (adjointe de la ville d’Amiens à la politique Enfance, Education, Restauration scolaire) et Vincent TOUZEAU (agriculteur bio à Tigy, président de Self Bio Centre).

    Entrée libre.

    - Vendredi 8 octobre 2010, 20h

    La voix de nos enfants, avec Jean-Paul Jaud

    Severn

    Projection en avant-première du film « Severn, la voix de nos enfants » de Jean-Paul JAUD, et débat en présence du réalisateur.

    À travers l’expérience de petites communes comme Barjac, mise en lumière par le documentaire de Jean-Paul Jaud « Nos enfants nous accuseront », jusqu’à celle de villes beaucoup plus importantes comme Saint-Étienne ou Toulouse, il est aujourd’hui démontré que l’on peut, par une politique volontariste et ambitieuse, lancer une dynamique vers la mise en place d’une restauration collective responsable.

    Il ne s’agit pas de mettre naïvement le bio en exergue. Il s’agit avant tout d’enclencher un cercle vertueux qui favorisera la conversion de l’agriculture locale vers le bio, valorisera le territoire et permettra de sensibiliser enfants et familles aux enjeux d’une alimentation saine et de qualité.

    Les cantines scolaires sont l’un des points clés pour engager une véritable démarche de développement durable, basée sur les valeurs éducatives, la sécurité alimentaire, la santé publique, l’aménagement du territoire.

    La commande publique, dans le cadre de pratiques éco-responsables, est un levier d’action primordial. Elle permettra de développer les filières de production et de transformation des aliments biologiques en favorisant les circuits courts. À Orléans, la situation est pour l’heure au point mort. N’attendons pas 2012 et les timides obligations du Grenelle de l’Environnement pour faire preuve d’initiatives. Europe Écologie et les Verts Loiret lancent le débat pour que nous puissions enfin tirer profit des avancées observées ailleurs.

    Pour tout renseignement :

    Contact presse : Estelle TOUZIN – 06 68 41 48 55 – estelletouzin@yahoo.com


    4 septembre, se mobiliser contre les amalgames sécuritaires

    30 août 2010

    Cet été, Nicolas Sarkozy, son gouvernement et les caciques de l’UMP ont rivalisé d’annonces, de mesures et de menaces indignes de notre république quant aux Roms, gens du voyage et français-es d’origine étrangère. Brandir comme toujours les amalgames liés à la délinquance et offrir à la vindicte populiste quelques boucs émissaires ne sont pas que de basses stratégies médiatico-politiques : elles s’accompagnent de drames humains injustifiables.
    Vous trouverez à ce sujet 2 commentaires intéressants sur le site orléanais d’Europe Écologie, Un arrière-goût des années 30 ainsi que sur le blog de Thierry Soler, Conseiller général du Loiret, Un été vraiment très maussade.

    Europe Écologie et les Verts Loiret s’associent à l’appel Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité et vous encouragent à le signer en ligne.

    Nous vous attendons également nombreux à la manifestation prévue à Orléans samedi 4 septembre, place d’Arc, 15h00.


    Un arrière gout d’années 30

    13 août 2010

    Point Godwin

    Dans le monde du web, il est une loi, au départ une boutade, bien connue des habitués de ce média, nommé la Loi de Godwin. La définition de Wikipedia est assez explicite : La loi de Godwin provient d’un énoncé fait en 1990 par Mike Godwin relatif au réseau Usenet, et popularisée depuis sur la toile : « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Hitler s’approche de 1. » Dans un débat, atteindre le point Godwin revient à signifier à son interlocuteur qu’il vient de se discréditer en vérifiant la loi de Godwin.

    Cette loi a pu être appliquée envers l’UMP lors de sa gestion de la crise dans l’affaire Bettencourt. Comme le rappelle cet article de 01Net, notre Gouvernement et les lieutenants de l’UMP n’ont pas hésité à se dé-crédibiliser en abusant de cette méthode.

    Cependant, il est des moments où cette loi ne doit pas nous traumatiser au point de redouter un retour du spectre de la haine.

    Après les heurts de Saint Aignan (41), que bien sur nous condamnons ouvertement, notre Président de la République, réagissant une nouvelle fois dans l’émotion, a cru bon de convoquer une (nouvelle) réunion de crise avec des ministres et hauts responsables de la police et de la gendarmerie. De cette réunion, dans l’urgence, comme à l’accoutumé, une série de mesures coup de poing sont décidées : évacuation de quelque 300 camps illégaux, reconduites à la frontières… Une mesurette de développement des aires de repos a bien été glissée dans ces décisions afin de donner une teinte « humaniste » au texte, mais doit-on attendre des décès, des émeutes, des destructions de bâtiments publics et privés pour appliquer une loi datant du 5 juillet 2000 : cette loi Besson impose aux communes de plus de 5 000 habitants de créer un terrain d’accueil pour les groupes nomades. Un espoir peut être ? Voir enfin un emplacement pour l’accueil pour gens du voyage à coté des HLM de Neuilly sur Seine ? Quoique comme le rappelle le maire (PS) de Colombes (Hauts-de-Seine), Philippe Sarre, dans un communiqué, Nicolas Sarkozy , à l’époque Président du Conseil général des Hauts-de-Seine (entre 2004 et 2007), n’a «jamais réuni» la commission départementale consultative des gens du voyage.

    Sarkosy, Heurtefeux à Grenoble

    En voyage à Grenoble, vendredi 30 juillet, Nicolas Sarkozy a sorti l’artillerie lourde sur la sécurité et l’immigration en promettant un nouveau renforcement de l’arsenal répressif contre les délinquants et en déplorant l’«échec» du modèle d’intégration français depuis cinquante ans. Échec dont il fut l’acteur à plusieurs reprises en tant que Ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac.

    Ces déclarations ont soulevé de nombreuses réactions de politiques, d’ONG, d’associations, de personnalités :

    « On est dans l’ethnicisation et la stigmatisation, C’est une criminalisation de la misère » – Malik Salemkour, membre du collectif Romeurope et vice-président de la ligue des droits de l’homme.

    « On prend le problème à l’envers. Il faudrait déjà que l’État et les collectivités locales fassent appliquer la loi sur les aires d’accueil. Ensuite on pourra parler de campements illicites» – Stéphane Lévêque, directeur de la fédération nationale des associations solidaires d’actions avec les tsiganes et les gens du voyage. Pour lui, ceux qui sont évacués iront simplement dans le village d’à côté. Stéphane Lévêque ne comprend pas non plus l’annonce du chef de l’État indiquant que les services fiscaux seront associés à la vérification de la situation des occupants. « Cela veut-il dire que jusqu’à présent les services ne faisaient pas leur travail ? », s’interroge-t-il.

    «l’Elysée veut susciter la peur pour déployer ses mesures de sécurité et sa société de surveillance» – Dominique Sopo, président de SOS Racisme.

    «Il n’y a rien de nouveau: cela fait huit ans que ces démantèlements existent, avec parfois des destructions de caravanes, et que les expulsions se font. En réalité, il y a un problème de gouvernance de l’Union européenne [qui] serait bien avisée de rappeler à un certain nombre de pays, comme la Roumanie, qu’il y a des discriminations contre les Roms» – Pierre Henry, directeur de France terre d’asile.

    L’Union des étudiants juifs de France, SOS Racisme et la FNASAT (Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les gens du voyage) organiseront une réunion début septembre sur ces décisions qui «donnent du crédit aux préjugés les plus primaires et éculés».

    « C’est toujours le même obscurantisme depuis le Moyen Age» – Fanny Ardant, marraine de la campagne Dosta! du Conseil de l’Europe.

    A notre tour, Les Verts 45 et Orléans Europe Écologie, ne pouvons supporter cette politique d’exclusion, de stigmatisation des populations, d’une volonté de compartimenter les citoyens suivant des critères donnant ou supprimant les droits.

    Nous n’oublions pas qu’à Jargeau, à 19km d’Orléans, à l’emplacement de l’actuel collège Le Clos Ferbois, existait le « camp des nomades« . Ce camp qui parqua dès 1941 des familles tziganes et des forains et dont l’incarcération se poursuivit après le départ des troupes allemandes.

    Nous nous rappelons que ces camps sont la résultante du durcissement des idéologies haineuses des années 30.

    Est-ce mériter un point Godwin que de s’inquiéter des dérives de la politique sécuritaire de ce Gouvernement qui ne veut reconnaitre ses échecs en appliquant une répression croissante ?


    Abandons sur la route des vacances

    27 juillet 2010

    Non aux autoroutes

    Les reniements du Grenelle de l’environnement se succèdent, les belles paroles ont fait illusion quelques semaines mais le principe de concertation n’était qu’une hypocrisie et les prises de décision concrètes montrent les unes après les autres à quel point ce processus était en réalité une mascarade.
    Remise en cause de la taxe carbone, suppression des wagons isolés du fret ferroviaire, autorisations début juillet de nouvelles sections autoroutières (dont l’A154 mise en concession privée), projet de près de 900 km d’autoroutes nouvelles dans le cadre du Schéma national des infrastructures de transport, décisions déterminantes en faveur de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes…

    Les provocations s’enchaînent à un rythme soutenu. Lors de la présentation du Grenelle, en octobre 2007, Jean-Louis Borloo déclarait : « Pendant trente ans, on a fait beaucoup de routier et d’autoroutier. C’est fini : on n’augmentera plus la capacité routière. »
    Six mois plus tard, Nicolas Sarkozy, dans un discours d’orientation du Grenelle à Orléans, confirmait : « tant de pays détournent le trafic de camions, ce n’est pas pour qu’on le récupère, nous. »

    Au mépris de ces beaux discours, le moratoire sur les nouvelles constructions autoroutières n’a jamais été respecté, et les décisions concrètes continuent de servir avant tout les intérêts des entreprises de travaux publics et de concession des infrastructures.

    Le coût environnemental sera insupportable : artificialisation et segmentation des espaces naturels (menaces sur la biodiversité et sur les espaces naturels protégés), augmentation du trafic poids-lourds, généré par les nouvelles autoroutes. Le coût social n’est pas en reste : mobilisation de crédits faramineux pour des projets qui bénéficient avant tout aux usagers aisés qui pourront en supporter les péages et le prix du carburant, pendant que les ménages modestes n’auront pas les moyens d’en profiter ; en axant tous les investissements sur les routes la mobilité va devenir un luxe.

    La révolution promise avec le Grenelle de l’environnement était un leurre. La concertation un simulacre. Les atteintes à l’environnement et l’injustice sociale restent bien réelles.

    Article paru initialement sur le site des Verts45


    Rencontres régionales des acteurs de l’éducation à l’environnement : Le Jardin un tuteur pour grandir !

    24 juillet 2010

    Graines centre

    Encore quelques jours avant la fin juillet. Les congés qui se terminent pour certains et qui s’approchent à grand pas pour d’autres !

    Dans tous les cas, pensez à vous inscrire aux rencontres régionales des acteurs de l’éducation à l’environnement qui se déroulent les 25 et 26 septembre 2010 à Ingré (à coté d’Orléans – 45) sur le thème « Le Jardin, un tuteur pour grandir ! » date limite d’inscription : 10 septembre 2010

    PROGRAMME

    BONUS : Vendredi 24 septembre : 20h30 à l’Espace Lionel Boutrouche d’Ingré, projection du documentaire : Solutions locales pour un désordre global suivi d’un débat en présence de sa réalisatrice Coline Serreau (sous réserve).
    L’entrée est libre et gratuite.
    Ce temps est organisé par la Ville d’Ingré, dans le cadre du cycle « Ecrans d’idées« . Le GRAINE Centre, réseau régional d’éducation à l’environnement en région Centre soutient cet évènement
    Samedi 25 septembre :
    9h à 9h30 : Accueil des participants
    9h30 à 12h30 : Vivre une animation autour du jardin.
    1. Jardin naturel
    2. Cuisine des plantes et légumes oubliés
    3. Biodiversité au jardin
    4. Compost
    5. Jardin artistique
    6. Utilisation des plantes (tinctoriales, médicinales…)
    12h30 à 14h : Repas
    14h à 15h30 : Ateliers de réflexion sur les ateliers du matin
    15h30 à 17h30 : Bourse au(x) GRAINE(s), plantes, etc.
    17h30 à 19h : Zéro pesticide dans nos villes et villages Dispositif présenté par Loiret Nature Environnement et la ville d’Ingré signataire de la charte depuis 2009.
    19h : Ouverture officielle des rencontres régionales
    20h : Repas
    21h à … : Soirée conviviale et musicale
    Dimanche 26 septembre  :
    9h30 à 12h : Présentation d’expériences
    1. Le jardin partagé
    2. Jardin à l’école et jardin en Accueil Collectif de Mineurs (ACM)
    3. Jardin et handicap
    4. Jardin des particuliers et Éducation à l’Environnement
    12h à 14h : Repas
    14h à 16h : Forum, foire aux outils pédagogiques
    16h à 17h : Bilan


    Vous avez le programme et autres infos sur www.grainecentre.org !

    La date limite d’inscription est le 10 septembre 2010. Votre participation va peut être de soi, mais renvoyez-nous cependant votre inscription pour que l’on puisse vous compter parmi nous et organiser ces deux jours au mieux. Le dossier est téléchargeable en cliquant ici.


    Echo du Conseil régional Centre : la réforme des collectivités territoriales

    17 juillet 2010

    Logo CR Centre

    Les sessions plénières du Conseil Régional de la Région Centre sont souvent introduites désormais par « un débat d’actualité ». Cette fois, c’est la question de la réforme des collectivités territoriales qui était à l’ordre du jour et c’est Karim Laanaya, élu en Eure-et-Loir, qui est intervenu au nom du groupe EE.

    Monsieur le Président, au vu de la crise que nous subissons, cette réforme des collectivités est loin d’être une urgence ou une priorité pour une large majorité de nos concitoyens pour qui les difficultés à vivre – ou survivre – sont chaque jour un peu plus nombreuses ; à cette crise s’ajoute des mesures gouvernementales inadaptées et plus anti-sociales les unes que les autres, à commencer par la réforme sur les retraites (et si nous n’étions pas réunis aujourd’hui en session plénière, nous serions dans la rue pour dire aussi notre mécontentement). [NDLR : intervention faite le jour de la manifestation contre le projet de réforme des retraites]

    Cette réforme des collectivités n’est donc pas prioritaire, d’autant qu’elle sent la magouille électorale à plein nez, l’objectif étant pour Nicolas Sarkozy d’éliminer toute forme de contre-pouvoirs politiques.

    De même, dans un contexte de désengagement massif de l’Etat vis-à-vis des territoires et des collectivités, nous craignons que cette réforme ne soit qu’une étape supplémentaire du gouvernement pour ne plus assumer ses responsabilités et pour mieux se désengager encore. D’ailleurs, la décision gouvernementale de supprimer la taxe professionnelle, ressource vitale en particulier pour les communes, contraint les collectivités à naviguer à vue et les empêche de préparer sereinement leurs prochains budgets, puisque nous ne savons toujours pas par quoi la taxe professionnelle sera remplacée.

    Sa Majesté Nicolas Sarkozy n’a pas daigné associer les élus régionaux, pourtant concernés au premier chef, à ce projet de réforme. Dont acte.

    Monsieur le président, ne nous méprenons pas, les écologistes ont toujours été favorables à l’idée d’une réforme des collectivités, et depuis une vingtaine, nous avons fait différentes propositions dans ce sens. D’ailleurs, il y a un an ou deux, lors des 1ers travaux de la Commission Balladur, nous pensions avoir été entendu, puisque certaines pistes intéressantes et pertinentes commençaient à se dégager, mais tous ces travaux, depuis, (un peu comme le grenelle de l’Environnement) ont été passés à la moulinette élyséenne, encore une fois pour des raisons électoralistes.

    Pour rappel, les écologistes se sont toujours prononcés pour une organisation institutionnelle à trois niveaux : les Régions, les communes et de grandes communautés intercommunales, c’est-à-dire les agglomérations et des communautés de communes élargies, à condition que ces communautés intercommunales deviennent des collectivités territoriales de plein droit avec des assemblées élues au suffrage universel.

    De plus, nous sommes clairement favorables à la suppression non pas des départements en tant que tels, mais à la suppression des conseils généraux, archaïques à plus d’un titre, notamment dans leur représentation sociale ; bref, il s’agirait de dépoussiérer un tant soit peu la vieille France, la France des cantons, la France des notables.

    Or c’est très exactement l’inverse qui se produira avec le fameux conseiller territorial, si toutefois le projet de réforme arrive à son terme. On s’oriente donc vers une  formidable régression institutionnelle et démocratique, assortie  d’une recentralisation des pouvoirs, c’est sans précédent.

    Monsieur le Président, chacun s’accorde à le reconnaître, les structures territoriales de notre pays sont caractérisées par une extraordinaire superposition d’échelons aux compétences enchevêtrées. Le système est devenu illisible pour les citoyens et le déficit démocratique est patent. Ce système est aussi de plus en plus coûteux et inefficace. La multiplication des strates territoriales implique des coûts de coordination très élevés : le co-financement est devenu la règle, et le financement unique l’exception. Nos politiques d’investissement ne sont plus rationnelles. Et les affaires publiques ne sont pas gérées à la bonne échelle.

    Après avoir transformé les régions en collectivités locales en 1982, les gouvernements successifs ont encouragé le développement d’une nouvelle échelle de gestion des problèmes publics : l’échelle intercommunale. Pour autant, par défaut de courage politique, les gouvernements successifs se sont révélés incapables de mener la réforme à son terme. Le chantier de la réforme territoriale est largement inachevé. Le lobby des maires et des conseillers généraux, puissants au Parlement du fait du cumul des mandats, ont jusqu’ici fait échouer les tentatives d’une vraie réforme.

    Aujourd’hui, la politique ne peut être crédible que si elle sait étendre la surface des institutions au-delà du territoire étriqué des institutions héritées de la France de Napoléon 1er. L’architecture institutionnelle ne doit plus être le reflet du passé.

    Il faudrait donc refonder cette organisation sur de nouveaux espaces de projet reposant sur des bassins de vie, de service et d’emplois redessinés par les pratiques résidentielles et les mobilités quotidiennes. Il est temps de prendre conscience des interdépendances et des solidarités qui dépassent les simples frontières communales et souvent même les frontières des communautés existantes. Il faut fédérer de nouveaux territoires en s’affranchissant des intérêts particuliers et des héritages historiques. La restructuration de notre espace national s’impose donc, centrée sur la recherche de territoires pertinents, c’est à dire des espaces qui structurent la vie, ceux des nouveaux territoires vécus, ceux des aires de déplacement domicile travail.

    Les départements, héritages d’une histoire séculaire, pourraient subsister en tant que circonscriptions de l’action de l’Etat. Mais les conseils généraux seraient supprimés. Leurs compétences et leurs ressources seraient redistribuées pour partie aux communautés intercommunales, pour partie aux régions.

    Conforter les Régions

    La suppression des conseils généraux et le transfert d’une part de leurs attributions aux régions permettraient enfin de constituer des régions plus puissantes, aptes à soutenir la comparaison européenne et capables de définir des stratégies de développement économique. Elle permettrait aussi d’assurer une plus grande solidarité et une meilleure redistribution des richesses au sein des régions.

    Naturellement, cette réforme des collectivités ne peut se faire sans une profonde réforme de la fiscalité locale, assurant à la fois l’autonomie nécessaire aux collectivités (en particulier les régions) et renforçant la responsabilité des assemblées élues  vis-à-vis des citoyens.

    Un mode de scrutin identique aux élections locales

    S’agissant du mode de scrutin, les écologistes se sont toujours prononcés pour un mode de scrutin identique à l’élection des conseils municipaux, des conseils communautaires et des conseils régionaux. L’adoption d’un mode de scrutin identique pour toutes les élections assurerait une plus grande clarté aux électeurs.

    Tous les conseils locaux seraient élus au  scrutin proportionnel à deux tours, avec seuil d’admission des sièges fixé à 5 % assorti d’une prime majoritaire de 25 % en faveur de la liste arrivée en tête. Ce mode de scrutin a fait la preuve de son efficacité. Sa généralisation à l’ensemble des scrutins locaux serait un gage de clarté, d’équité et de lisibilité pour les citoyens.

    L’application de ce mode de scrutin permettrait  de prendre en compte l’objectif constitutionnel de parité affirmé à l’article premier de notre constitution, celui d’un « égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ».

    L’application de ce mode de scrutin permettrait de mieux garantir les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation, objectif constitutionnel figurant à l’article 4 de la constitution.

    L’application de ce mode de scrutin offrirait la garantie d’un accroissement de la représentativité  sociale des élus. De fait, les études publiées montrent en effet que le portrait social de l’élu local issu du scrutin uninominal majoritaire n’est pas à l’image de la population qu’il est censé représenter. Il s’agit trop souvent d’un homme, âgé de plus de 50 ou 60 ans, issu de milieux favorisés, exerçant une fonction d’encadrement dans le secteur public ou une profession libérale. La généralisation d’un scrutin de liste aux élections locales permettrait ainsi d’introduire une plus grande diversité au sein des conseils locaux afin que leur composition reflète davantage la population représentée.


    Agenda 21 : l’expérience d’une commune de l’agglomération Orléanaise

    14 juillet 2010

    logo Agenda 21La ville de Saint Jean de la Ruelle (45) a engagé un Agenda 21 qui se veut ambitieux dans ses objectifs comme dans sa méthode, engageant une vraie politique participative.

    Depuis décembre 2009, les citoyens ont travaillé sur plusieurs ateliers thématiques afin de délivrer, accompagnés par la société ETIK PRESSE, un pré-diagnostic de l’existant et des propositions.

    Ces ateliers se composaient ainsi :

    • la ville et l’homme : enfance et familles, personnes âgées, handicap, exclusion et insertion, culture, sport, éducation et savoirs, citoyenneté.
    • la ville et l’environnement : espaces verts, eau, assainissement; risques et déchets, la ville éco-actrice.
    • la ville et le développement  : aménagement, habitat, transports, éco-consommation, commerce, économie, emploi.

    Ce sont ces propositions, validées par les services de la Ville – pour leur faisabilité technique, légale et financière – qui constituent le programme consultable en cliquant ici…

    Retrouvez également une plénière de restitution des diverses propositions en cliquant ici…

    PascalLaval

    Pascal Laval, Adjoint Vert/EE à l’environnement à la municipalité de Saint Jean de la Ruelle et co-animateur de cet agenda 21, répond à nos questions :

    Orléans EE : L’ organisation d’un Agenda 21 est-elle de tout repos ? Comment avez-vous procédé ?

    Pascal Laval : Un Agenda 21 [A21] est un gros projet qui s’étale sur environ 2 années, c’est une démarche qui concerne l’ensemble des habitants, des services de la mairie et des élus….donc le défi consiste à élaborer un projet cohérent, transversal et participatif. C’est donc un dossier lourd, d’où la nécessité de s’entourer d’un cabinet extérieur (Il faut d’ailleurs remercier la région Centre d’accompagner financièrement la mise en place des A21)


    OEE : Comment s’est effectué le recrutement du cabinet conseil (Etik Presse) qui a accompagné l’élaboration de l’Agenda 21 ?

    PL : Pour recruter un cabinet extérieur, et il faut tout d’abord écrire un cahier des charges permettant de lancer l’appel d’offre, après sélection et entretiens nous avons choisi un cabinet qui nous a proposé une méthode très participatives et avec qui nous avions une vision la plus commune possible d’un A21 communal.

    Malgré cela il n’est jamais facile de faire intervenir un cabinet extérieur sur ce type de projet car ils ont leurs outils et méthodes et il faut être très vigilant pour ne pas obtenir un A21 copier / coller sur les autres communes mais un projet très personnalisé. De plus confier l’animation des ateliers implique de bien se mettre d’accord sur l’organisation et le déroulement, mais lorsque tout est bien calé et suivi, le résultat est intéressant et pertinent… Je pense, sincèrement, que c’est le cas sur Saint Jean de la Ruelle.

    OEE : L’ Agenda 21 stéoruellan ne va-t-il pas être en concurrence avec celui de l’AgglO (communauté de communes de l’agglomération orléanaise), les 2 initiatives ne se gênent-elles pas ?

    PL : Non, c’est l’inverse… Nous allons alimenter l’A21 de l’ AgglO par des propositions issues de nos ateliers participatifs et qui concernent directement les compétences d’agglomération. Les 2 initiatives sont complémentaires à priori mais tout dépendra de la qualité de l’A21 de l’AgglO; pour l’instant l’AgglO a décidé de sortir un livre blanc regroupant l’ensemble des propositions issues de la participation (qui n’a pas été très importantes à l’échelle de l’AgglO), il faut donc attendre les actions qui seront retenues à l’issue des choix politiques.


    OEE : Avez-vous rencontré des réticences, des oppositions de la part de politiques locaux, de citoyens ou encore de services internes à la municipalité ?

    PL : Pas d’opposition mais un certain scepticisme quant à la méthode, la démocratie participative n’est pas dans toutes les cultures politiques. Sur ce point les Verts / EE sont très à l’aise et ont une bonne longueur d’avance. De même , l’A21 est bien sûr un projet politique, mais cela demeure un outil permettant d’aboutir à des actions concrètes. Certains peuvent donc se faire plaisir en proposant des actions de « positionnement politique » mais cela ne fait pas vraiment avancer les choses…
    Au niveau des services, c’est un bon exercice de transversalité, en théorie c’est souhaité par tous. Mais en pratique les habitudes sont bien ancrées.


    OEE : En cette période de réduction budgétaire, de suppression de la Taxe professionnelle, pensez-vous arriver à financer les projets issus de l’Agenda 21 ?

    PL : Bien sûr que le contexte n’est pas favorable, mais c’est tout l’enjeu d’une municipalité responsable de faire le choix d’un programme que l’on soit capable de financer.

    Certaines actions sont très simples et peu couteuses, pour celles-ci pas de difficultés , pour les autres nous faisons des choix à court ou long terme et nous assumons. L’avantage que nous avons c’est que beaucoup d’actions (43 %° ) qui ressortent des ateliers sont déjà lancées. Cela montre aussi que la municipalité s’est déjà engagée, avant l’A21,  dans un développement durable de la ville et en particulier sur le pilier social.

    Il est clair cependant qu’à l’image des avantages fiscaux en faveur des énergies renouvelables et des économies d’énergies qui sont remises en cause par le Gouvernement, si ce dernier  ne donne pas les moyens aux collectivités alors il faudra faire des choix difficiles et certaines actions très pertinentes ne pourront pas voir le jour…


    OEE : D’un point de vue personnel, et si c’était à refaire ?

    PL : Je suis très fier d’avoir pu mener à bien ce projet sur la commune et le résultat est à mon avis satisfaisant ; cependant un seul regret, l’énorme difficulté d’impliquer les jeunes et les actifs dans la participation. C’est clairement ce point là qui fait défaut dans ce projet.

    Retrouvez plus d’infos sur cet Agenda 21 sur le site de la commune de Saint Jean de la ruelle


    RESF : la nécessité des parrainages républicains – Interview de Moïsette Crosnier

    14 juillet 2010

    En cette journée de commémoration républicaine, Europe Écologie Orléans tenait à montrer que la devise de notre Nation n’est pas trois vains mots accolés et que la Déclaration des Droits de l’Homme étaient justement  préambule à notre constitution et surtout pas assujettie à quelque idéologie économique, exclusive ou protectionniste.

    RESF

    Le mardi 29 juin dernier, RESF45 et le Conseil Régional du Centre ont organisé une cérémonie de parrainages de jeunes lycéens majeurs sans papiers.

    Cette cérémonie a regroupé 36 élus régionaux, généraux, municipaux, de responsables d’associations, de mouvements, de théâtres, d’artistes, pour parrainer 18 jeunes majeurs.

    Des élus EE/Verts (Pascale Rossler, Moïsette Crosnier, Jean-Philippe Grand et Thierry Soler) se sont joints à nos amis du PS, PRG, Front de Gauche et associations, telles que la FCPE, pour manifester par cet engagement leur profond rejet de la politique engagée par le Gouvernement français.

    Comme le rappelle RESF45 :

    Ces parrainages constituent un acte de vigilance et de solidarité face à  la politique d’exclusion menée par le gouvernement. Le fait que le Conseil Régional soutienne cette entreprise est symbolique du rôle des Régions dans l’accompagnement au quotidien de tous les élèves lycéens.

    Conseillère Régional, élue au Conseil municipal de La Chapelle Saint Mesmin

    Moïsette Crosnier, Conseillère régionale EE, élue dans le Loiret, Présidente de la Commission recherche et enseignement supérieur, membre titulaire de la Commission d’Appels d’Offres, a répondu à quelques-unes de nos questions.

    Orléans EE : Moïsette vous êtes Présidente de la Commission recherche et enseignement supérieur, ce parrainage est-il donc en étroit rapport avec votre mission ?

    Moïsette Crosnier : Pas directement mais en tant qu’élue et citoyenne je suis interpellée par les difficultés que rencontrent les jeunes majeurs sans papiers.
    Je représente la Région dans 2 conseils d’administration de lycée dont le lycée « Françoise Dolto » où sont scolarisés la jeune Najlae dont le cas a largement été relayé dans les médias en mars dernier et le jeune que je parraine actuellement.

    OEE : Comment avez-vous été contactée pour ce parrainage ?

    MC : J’ai été contactée directement par RESF.
    Je connais bien cette association car j’ai déjà parrainé une famille il y a quelques années.
    RESF m’a demandé de présenter au conseil d’administration une motion de soutien aux jeunes majeurs. Plusieurs jeunes sont dans ce cas au lycée Dolto. Puis elle m’a recontactée pour que je parraine un jeune. J’ai tout naturellement accepté.

    OEE : Que représente pour vous un tel engagement ?

    MC : c’est un engagement de femme libre qui est attachée aux valeurs républicaines d’égalité et de solidarité.

    OEE : Et la suite ? Comment va se concrétiser ce parrainage pour votre filleul ?

    MC : Ce jeune est présent dans le lycée où je siège en tant que Conseillère régionale. J’aurai toute facilité pour suivre sa scolarité. c’est un petit lycée où l’équipe dirigeante et enseignante est attachée au soutien des élèves et met tous les moyens possibles pour leur venir en aide tant sur le plan pédagogique que social.
    Quand j’ai présenté la motion de soutien aux jeunes majeurs sans papiers, ma proposition a été adoptée à l’unanimité sans difficulté.

    *******

    Rock Sans Papiers

    N’oubliez pas le concert Rock Sans Papiers à Paris Bercy le 18 septembre.

    Il faut absolument diffuser l’information de ce concert le plus largement possible.

    La date a été choisie en rapport avec le projet de loi Besson qui doit être débattu à partir du 27 septembre et qui prévoit de restreindre encore plus les droits des étrangers. Le concert Rock Sans Papiers doit être un grand évènement, une réussite. Pour cela, il faut faire salle comble !

    Alors n’hésitez pas à faire passer l’information à tous vos réseaux et à inciter les personnes à acheter leurs billets, dès maintenant. http://www.rocksanspapiers.org/


    Nous avons marqué un but

    11 juillet 2010

    20h, soirée de finale de Coupe du Monde, beaucoup d’entre nous rament pour trouver l’information : sites internet d’info, télés, twitter crépitant, rafraichissement continuel sur la page Facebook… Et puis tout à coup, c’est le but !

    Annt Poursinoff

    Anny Poursinoff est élue 4ème députée verte, 1ère députEE

    Orléans EE se réjouit de cette nouvelle et de l’entrée de Mme Poursinoff dans l’hémicycle. Une députée d’opposition supplémentaire, plus de vert à l’Assemblée et la première élection Europe Écologie dans les couloirs du législatif.

    Une étape est franchie, la suivante nous attend.

    Mme Poursinoff vous devenez à votre tour notre voix. Merci.

    Qu’il est bon de lire sur le site de TF1 :

    La candidate écologiste a obtenu 51,72% des suffrages exprimés (15.198 voix) contre 48,28% % pour le candidat de l’UMP (14.104 voix). Le taux de participation, qui avait été de 26,75% au premier tour le 4 juillet, a été de 29,42%%. Verts et socialistes ont réussi leur pari de battre une droite malmenée par les affaires et veulent y voir une forme d’avertissement envers l’exécutif après trois semaines empoisonnées par l’affaire Woerth/Bettencourt. Pour Eddie Ait, président du Groupe PRG au Conseil Régional d’Ile-de-France, cette victoire « est un véritable coup de semonce contre l’UMP, une condamnation de la politique liberticide et ultra libérale mise en oeuvre par le gouvernement Fillon. »

    Enfin, notons la mobilisation de toute la Gauche derrière Anny, et remercions les soutiens du PS, Martine Aubry ou Jean-Paul Huchon.


    Pistes cyclables de l’AgglO orléanaise : lancement d’une cartographie critique participative

    11 juillet 2010

    « Un réseau cyclable continu et cohérent », c’est l’objectif, louable, de l’agglomération orléanaise pour favoriser les déplacements doux et « développer de manière significative le réseau cyclable de l’AgglO, pour offrir une véritable alternative à la voiture pour les déplacements quotidiens et les promenades de loisirs ». Force est de constater que nous sommes aujourd’hui très loin du compte. Tant pour ce qui est des aménagements existants, partiels et si souvent discontinus, que pour ceux qui font défaut sur des axes d’accès incontournables.

    Les cyclistes qui parcourent aujourd’hui les voies urbaines sont rapidement persuadés des avantages qu’ils y gagnent, en termes de temps et de facilités de déplacements. Ils ont pourtant à être particulièrement vigilants sur certains axes et carrefours. Rares sont ceux qui se risquent en famille, en dehors des aménagements touristiques de la Loire à vélo. Quant aux parents qui laissent leurs enfants se rendre à l’école primaire seuls à vélo, ou même au collège, ils passent souvent pour irresponsables ! (à juste titre dans de nombreux cas…)

    Pour valider ce constat empirique de cyclistes convaincus, mais perplexes et inquiets quant à leur sécurité, nous lançons l’élaboration participative d’une carte critique des pistes cyclables. L’objectif est constructif : localiser concrètement dans le schéma des voies cyclables de l’AgglO les points noirs et les axes importants oubliés qui empêchent les déplacements doux de se développer réellement, mais aussi les aménagements qui donnent satisfaction et montrent la voie de ce qui permettra de développer l’usage du vélo dans notre agglomération.

    Vous trouverez cette carte à l’onglet « cartographie des pistes cyclables » ci-dessus, ou en cliquant sur l’image ci-contre. Elle évoluera au gré de vos propres descriptions de voies bien, mal ou non aménagées. Merci de nous transmettre vos observations, photos et descriptifs à l’appui, à l’adresse mail contact@lesverts45.org. Cela permettra de l’enrichir progressivement, et d’établir à terme une carte complète qui aidera le président de l’AgglO à respecter l’objectif affiché mais malheureusement particulièrement mal satisfait.

    N’hésitez-pas à participer. L’expérience concrète des usagers est irremplaçable. Nous publierons régulièrement des articles pour mentionner les points nouveaux qui auront enrichis la carte.

    Premier « focus » pour lancer cette cartographie participative :

    Piste noire #1 : route d’Olivet, la chicane de la peur

    Inaugurons cette carte avec la « piste noire » numérotée 1, dite « chicane de la route d’Olivet », en guise d’exemple type d’un aménagement qui permet de comptabiliser des mètres de voies cyclables sans améliorer la sécurité des cyclistes, voire même, et c’est un comble, en la rendant plus précaire encore…

    (cliquez sur les images pour les agrandir…)

    La cause : un contournement de places de parking particulièrement dangereux…

    Exemple type d’une piste mal aménagée qui va à l’inverse de ce qu’elle prétend faire… à savoir permettre aux cyclistes de circuler en sécurité.

    Après un petit passage dans une mini-portion de voie réservée correctement signalée, les flèches vertes nous indiquent d’effectuer une incursion coupe-gorge sur la voie… Lorsque 2 véhicules se croisent à ce niveau de la rue, rendue étroite par les places de stationnement, un cycliste risque véritablement d’être accroché !

    Ensuite, la piste reprend, comme si de rien n’était, mais seulement pour quelques dizaines de mètres.

    Là, rebelote, un dispositif alambiqué où il convient de slalomer entre les obstacles et de nouveau suivre les flèches vertes traîtresses.

    Bon, il n’y a pas toujours installation et arrosage de fleurs… (mais il y a souvent des voitures mal garées !), et nous sommes sur un plateau surélevé de zone 30. Sans doute est-ce moins dangereux…

    Une fois l’obstacle passé, une piste reprend… pour quelques mètres…

    … avant de s’arrêter là, brusquement.

    Et ? Et puis, plus rien…

    La piste reprendra un peu plus loin sur l’avenue du Loiret, plus ou moins bien isolée de la circulation des voitures…

    Qui a parlé de cohérence et de continuité du réseau ?…

    Article paru initialement sur le site des Verts 45